LE PASSE, C’ETAIT MIEUX AVANT.

 

On peut vivre avec son temps.

 

Certains soutiennent mordicus que c’était mieux « avant ».
Personnellement, puisque personne ne me demande mon avis, je dirais que vivre dans le passé est d’une tristesse incommensurable.
On peut aligner des briques et rester éternellement au ras du sol. On peut choisir de les empiler et s’élever.
Pourtant, peut-on nous reprocher de vouloir rendre éternel le bonheur procuré par nos premiers émois, quels qu’ils aient été ? Le bonheur éternel, ça n’a pas de prix, non ?
Aujourd’hui, j’ai acheté le dernier Corto Maltese pour ma femme, et je me suis pris le dernier Astérix. Aussi louable que soit l’intention de faire perdurer l’oeuvre de Pratt ou celle d’Uderzo et Goscinny, et aussi bien rendues que soient ces interprétations voulues fidèles, la question demeure…. à quoi bon ?
Et cela la semaine où je suis allé voir Blade Runner 2049 au ciné, et où la bande-annonce du prochain Star Wars a été dévoilée.

 

 

Pendant ce temps, musicalement, de nombreux jeunes groupes tentent de faire à nouveau jaillir – trop scolairement pour que la tentative ne soit pas vaine – l’étincelle des années 70, alors que les survivants de cette époque « dorée » poursuivent inlassablement leur oeuvre…
Musique, ciné, bd,…. le temps s’est figé. C’était mieux avant ? A ce point ? Et ce qui paraît aujourd’hui est-il à la hauteur ? Et à hauteur de quoi ?
Peut-on, faut-il, figer le temps ? J’ai mon idée, mais je ne dirai rien.
Le poids (économique) du passé est d’une lourdeur si lucrative….
Anachronisme, mon amour.

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