ECRITS VAINS


Dans écrivain, il y a « vain ». C’est idiot, mais il faut vivre avec. C’est comme ça. Ecrire ses passions, écrire ses délires, écrire ses questionnements, partager tout ça et plus encore, ses réflexions philosophiques, ses mots d’esprit comme ses blagues à deux balles. Sans avoir la certitude de trouver l’écho d’éventuels lecteurs, de ses doubles en négatif. Parfois – souvent même -, écrire équivaut à se prendre pour un ingénieur de la NASA et lancer une sonde Pioneer qui finira dans le vide intersidéral. Perdue à jamais. Tournoyant sans fin dans la noirceur jusqu’à l’oubli. Ne pas rencontrer son public. Mais écrit-on pour soi ou pour ce « public » ? La satisfaction, l’accomplissement, sont-ils dans l’écriture ou l’espoir d’un retour hypothétique ? La réponse ne souffre aucun doute. Que l’on se prétende journaliste, abonné à la rubrique chiens écrasés, ou romancier en quête du best-seller, l’écriture est une expression. Une nécessité. Un cri. Une existence. Pour ma part, le compte à rebours a commencé. Vers l’infini et au-delà ! Et tant pis si cet au-delà finit dans l’obscurité d’un trou noir. Mon ego mourra avec moi.

Une réflexion sur “ECRITS VAINS

  1. Moi j'aime bien quand tu écris. Autant le côté réfléchi que les blagues pourries (que je comprends mieux, je dois le reconnaître).
    Par contre, la réponse à la question « Pour qui écrit-on ? » me semble sans réponse (en tout cas, je ne l'ai jamais trouvé). ok c'est une nécessité, mais tellement douloureuse quand elle ne rencontre pas d'écho que c'en est insupportable. C'est pour cela que j'ai arrêté (et qu'un jour prochain j'arrêterai aussi Fernando (le temps passé égoïstement à se faire plaisir de la sorte ne serait-il pas mieux employé à le consacrer à ses proches ? La réponse est dramatiquement évidente)

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