Il y a 48 h, le Hellfest communiquait une première salve de noms à l’affiche de son édition 2024, surprenant ses fans historiques en mettant volontairement en avant deux groupes : FOO FIGHTERS et QUEENS OF THE STONE AGE, et en annonçant fièrement de surcroît que le premier d’entre eux assurerait la clôture du festival.
Digéré le choc d’une telle annonce, il nous fallait reprendre nos esprits. Il en faut plus pour nous effrayer, le Hellfest va forcément rester metal dans sa programmation, 160 groupes restant à annoncer ! Mais pourquoi diable faire la communication sur ces deux mastodontes RTL2 ?
Et surtout pourquoi appâter ainsi un public qui n’est pas à la base celui de l’événement, a fortiori à 48h de la mise en vente de la deuxième moitié des pass 4 jours ! Les fans historiques ne ragent-ils pas assez chaque année de ne pouvoir obtenir le précieux sésame ? Pourquoi essayer d’augmenter la demande ? Pour diversifier le public ? Pour faire venir à Clisson une tranche de la population qui en fera la visite comme on fait celle d’un appartement témoin ? Avant d’y prendre goût et de lui assurer un avenir pérenne qui sera peut-être pop-rock, et certainement plus soft ?
Car dans une logique à court terme, le Hellfest n’était pas obligé d’axer sa communication ainsi. Ils auraient annoncé JUDAS PRIEST (qui sortira un nouvel album dans quelques mois, et sera probablement de la partie) et AMON AMARTH, le festival n’aurait pas été sold-out moins vite.
De là à penser que ce qui se trame en arrière-plan est la lente mutation du festival, il n’y a qu’un pas qu’un autre élément perturbateur vient conforter.
Cela ne vous aura peut-être pas sauté aux yeux, mais pour la première fois le nom HELLFEST n’apparaît qu’au deuxième plan sur l’affiche (et en plus petit) sous cette étrangeté : INFERNOPOLIS.
Cela ne s’est jamais produit. JAMAIS ! Et quel nom, digne d’un festival techno !
Toutes les portes sont désormais ouvertes. Pourquoi d’ici plusieurs années ne verrait-on pas surgir plusieurs festivals sous la marque HELLFEST ? Par exemple un énorme, grand public, plutôt soft rock radiophonique, sous le nom « Hellfest présent INFERNOPOLIS » à Clisson ? Et pourquoi pas un plus petit pour un public metal connaisseur mais moins nombreux, sous le nom « Hellfest présente MOTOCULTOR » à Carhaix ? Ou d’autres encore plus ciblés, tel un « Hellfest présente MUSCADEATH » ?
Ou simplement plusieurs festivals estampillés HELLFEST, de styles différents, au cours de l’été à Clisson sur le même site aménagé et permanent de l’organisation ?
L’avenir n’est pas écrit, mais il réserve de belles lectures !
[A SUIVRE]

Entièrement d’accord avec toi et cela confirme une tendance qui se dessine clairement depuis plusieurs années.
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