Les chroniques de RALITO : « Putain David, pas toi !!!! »

Edmond-Paul RALITO n’est pas un gars très fréquentable. Entre nous, on l’appelle EP car les mèches qu’il allument brûlent vite. Mais à vrai dire, c’est carrément son patronyme qui le définit le mieux. En mode actif, il est révolté par à peu près tout. En mode passif, il est juste aigri. Son vocabulaire n’est pas très étendu, mais « bienveillance » n’en fait pas partie. Nous ne pensons pas qu’il soit méchant, mais en fait on n’en sait rien. De temps à autres, vous découvrirez ici ses coups de gueules. Vous pouvez lui répondre, et même l’insulter. Il s’en fout, il est énervé par nature !

« J’avais proposé un autre titre pour cet article : « Autotune fois dans l’ouest ! ». Je suis un grand fan de Whitesnake et plus que tout de David Coverdale, parce que Whitesnake, c’est David Coverdale. Point barre. Cette voix chaude, bluesy, gorgée d’émotions, à nulle autre pareille… Oh bien sûr le bougre l’a parfois poussée au-delà du raisonnable, notamment quand il se tirait la bourre avec Glenn Hugues dans Deep Purple, ou depuis le phénoménal album sans titre sorti en 1987. Mais bon, comment lui en tenir rigueur ? C’était bon tout ça ! Malgré les problèmes de sinus, les œdèmes, les infections respiratoires, l’âge, l’usure, on s’était depuis plus de trente ans accommodé du côté devenu rocailleux d’une voix vieillissante. Contre mauvaise fortune, bon gré, dit-on. Rien, de toute façon, ne peut effacer ce qui a été fait de 1978 à 1987. Suave, Chaude, Sexy, sont – doivent être – les deuxième, troisième et quatrième prénoms de Coverdale, qui mérite autant que d’autres d’être appelé THE VOICE, of BLUES-ROCK probablement ! Désormais septuagénaire avancé – il a fêté ses 73 ans la semaine dernière – il rejoint tous ses collègues artistes chanteurs qui bataillent pour faire illusion (on pense à Brian Johnson ou Ian Gillan, qui poussent leurs voix dans leurs derniers retranchements), là ou d’autres, certes moins connus pour la puissance ou la générosité de leur organe, ont depuis longtemps cédé aux sirènes de la technologie sans qu’on puisse totalement le leur reprocher (Alice C., si tu me lis…). Mais là….. Bordel David, non ! Pourquoi ????? PAS TOI !!!! Quand j’ai appris que tu ressortais tes deux premiers albums solo, White Snake (1977) et Northwinds (1978), j’avoue que j’ai eu un petit pincement au cœur. Et puis j’ai entendu le premier extrait, une version avec cordes de « Time & Again » et là franchement….. où est passée la chaleur de ta voix ? Quelle idée de la passer au filtre de l’auto tune pour en ressortir quelque chose d’aussi impersonnel, d’aussi aseptisé ? D’aussi nul ! C’est quoi le but ? Où es-tu passé ? Tout ce qui fait ton charme, ton identité, ton originalité… disparu ! Je n’en décolère pas. J’ai vomi.

Pas toi…..

David…

RALITO (octobre 2024)

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