Paul Di’Anno nous a quittés aujourd’hui, dans sa soixante-septième année. Ne comptez pas sur nous pour vous balancer une nécrologie pointue (d’autres s’en chargeront très bien) de celui qui aux yeux de presque tous ne restera que le chanteur des deux premiers albums d’IRON MAIDEN. Non pas que la suite de sa carrière soit insignifiante, mais… « chanteur des deux premiers albums de Maiden !« , comment objectivement mieux vous résumer quand votre seul nom évoque la légende de la NWOBHM ? Si IRON MAIDEN a marqué les esprits dès ses premiers enregistrements, Paul n’y est pas pour rien ! Look cuir et cheveux courts, présence scénique, énergie rock voire punk pour certains, et ce sourire (ou cette moue) qui n’avait rien à envier à celle d’Eddie ! La vingtaine frémissante, lui, Harris et les autres abordaient la musique comme des meurt-de-faims, prêts à conquérir le monde. Entre 1979 et 1981, le groupe squatte les studios et les scènes sans temps mort, enchaînant albums, 45t et maxi 45t. Le fan reçoit sans cesse. Nous le savons, nous l’avons vécu ! « Prowler », « Running Free », « Remember Tomorrow », « Phantom of the Opera », « Killers », « Wrathchild », « Murders in the Rue Morgue », « Prodigal Son »… la force de la voix, la simplicité des textes, l’efficacité à son summum. Surtout, autant de classiques, de morceaux intemporels qui ont fait et feront à jamais résonner ce chant unique. Et puis les excès, et puis les ambitions de Steve Harris, et puis la vie quoi…. Paul Di’Anno n’aura pas fait que craquer l’allumette sur ce qui allait devenir l’un des sinon LE plus grand groupe de metal au monde, il a activement enflammé le brasier que l’on connaît depuis 45 ans. Alors Di’Anno n’est peut-être plus là, mais il ne sera jamais bien loin. Il est à jamais tapi, là, quelque part, dans la… twilight zone.

