[MARILLION WEEKEND 2025] PARIS 11-12 avril

Il y a un mois j’étais à Port Zélande pour un weekend hors du temps et de l’espace (je vous ai tout raconté ici), et je faisais un peu le snob vis-à-vis des weekends qui allaient suivre, versions dégradées de cet événement incomparable. Pour diverses raisons qui me sont propres (le culte que je voue à Marbles, les nuits parisiennes – ah les cocktails de l’Hippopotamus ! Ah les onion rings de l’Indiana Café ! – , l’envie de surprendre ma femme, Marillion aussi….), je ravalai rapidement ma fierté et me mis aussitôt en quête de places pour le weekend parisien que Marillion avait organisé au Casino de Paris les 11 et 12 avril 2025. Grâce à un groupe FB dédié au rachat de places de cet événement, je tombai rapidement sur un allemand qui me proposa deux places en VIP (Non, ne cherchez pas, il n’y en avait pas) pour la modique somme de 500 €. Mon instinct m’alerta plus vite que le nez des avions renifleurs giscardiens, et heureusement un couple de fans Français, qui avaient chacun de leur côté obtenu deux places pour ces concerts, me firent une offre raisonnable, c’est à dire au prix d’origine. C’est ainsi que l’on reconnaît les vrais fans ! (j’avais fait de même pour le dernier concert de Marillion au Trianon, ne pouvant en dernière minute assister à ce concert). En deux temps, trois mouvements, les billets étaient en poche et je surprenais ma femme. Bingo ! Alors oui, je savais que cette fois-ci il n’y aurait « que » deux concerts. Néanmoins, je me réjouissais d’avance d’entendre à nouveau Marbles (rien que ça).

J’aimerais parvenir à résumer succinctement le bonheur de ces deux soirées. Musicalement, je dirais que si Marbles a été joué le premier soir, ce fut « presque » en intégralité. Car si Steve Hogarth chante «Did anyone see, my last marble ? », deux billes se sont perdues sous un meuble (probablement) en cours de route (« Angelina » et « Drilling Holes »). Et puis mon cœur de fan est à jamais meurtri de ne pas avoir revu la vidéo introductive de ce morceau qui m’avait tant ému à Port Zélande. Mais au cours de ce weekend, Marillion ne laissera parler que la musique : pas de cotillons, pas de serpentins, pas de ballons, pas de chœurs, et… pas de vidéos. Et presque pas de guest. Et pas de blah-blah. C’est mon second regret, car à Paris, couvre-feu à 22 h 30 oblige, les groupes jouent « serrés » et enchainent les titres sans temps mort pour « ne pas dépasser », au détriment de la convivialité. Mais maintenant que mon côté bougon s’est exprimé, il importe de reconnaître que Marillion s’est livré en totalité au public présent, dans une salle sold-out depuis longtemps. Quelle ambiance ! Quel accueil ! Quel partage ! Quelle communion ! Si ce weekend comme à Zélande le premier soir était consacré à Marbles, le second fusionnait la seconde journée de Zélande (dédiée à Afraid of Sunlight) et la troisième (dédiée à Seasons End et quelques tubes Fishiens). Forcément on perd une dizaine de titres en route (« Out of this World », snif, « Berlin », snif, « Seasons end », snif, « Angelina » et « Drilling holes », snif, snif…). Mais le groupe en pleine forme ne nous a pas pour autant laissé le temps de sortir les mouchoirs. La salle comble chante, donne de la voix, exulte ! La petite cerise sur le gâteau, c’est la prestation inattendue de Charles Kieny, accordéoniste (Oh so frenchy !), qui accompagne H sur « Faith » après avoir lancé une Marseillaise reprise en chœur par le public, qui vit H quasiment s’étouffer avec sa bière au moment de « Aux armes… ! ». Le public est constamment chaud bouillant, capable de s’enthousiasmer pendant une série de cinq titres de l’ère Fish, comme sur « The Space… » qui la suit. Le weekend n’est que bonheur partagé.

Je dois avouer que c’est la deuxième fois que j’assiste à un concert de Marillion assis. La première, c’était au Bataclan pour la tournée acoustique Less is More. Je n’ai jamais vu le groupe de si loin ! Ni Ian Mosley aussi bien ! Par ailleurs, si la position assise a des avantages, elle n’est pas dénuée d’inconvénients : elle soulage les jambes autant qu’elle sollicite les muscles fessiers ! Mais plus que tout, quand deux soirées se succèdent, elles permettent de socialiser avec ses voisins. Et cela n’a pas de prix. D’ailleurs, au-delà de son aspect musical, ce weekend brille par sa convivialité et ses rencontres. Sa face humaine. Si le weekend à Port Zélande permit de multiplier les échanges anglophones avec les anglais, les allemands, les hollandais,… ce weekend parisien se recentre sur la francophoniephilie ! Oups ! En grande partie grâce à son dynamique fan club français, The Web France, qui s’est démené pour accompagner et étoffer son organisation (création d’une fan zone au bar voisin de la salle – Le Rod – , tombolas, déplacement en bateau-mouche, etc…)… Autant d’événements qui nous auront permis de rencontrer et sympathiser avec des fans, autrement dit : des clones de nous ! Autant de rencontres qu’un unique concert ne permet pas de générer. En tout cas pas avec cette ampleur.

Bref, vivement le prochain weekend à Paris !

Remerciements / Excuses :

Merci à Stéphane et Katell pour les places ! (Vive la Bretagne !)

Merci à Phillippe et Karine pour ces beaux échanges et cette belle rencontre !

Merci à Rémi et Virginie pour leur jeunesse et leur enthousiasme  ! (et nous avoir supportés comme voisins de rangée !)

Merci à The Web France pour l’organisation, leur dynamisme, et leur accueil ! (Poke Dany !)

Merci à Stephanie Bradley, encore une fois, que j’ai croisée et « agressée » (avec sourire) sans me présenter pour la remercier d’avoir géré mes soucis d’adresse mail lors du weekend PZ !

Merci au groupe d’avoir été si présent auprès de ses fans, notamment dans la file d’attente devant la salle !

Merci aux photographes ! Nonotofu Jpg, Beety Drd 🙂

Mes excuses aux victimes de mon humour douteux :

Cette anglaise agèe que, lorsqu’elle me demanda où j’avais trouvé mes boissons, je dirigeai vers le bar en lui indiquant qu’il fallait suivre ce mot français écrit en néon (« bar »)….

La « dame-pipi » du Casino de Paris à qui, après qu’elle m’ait indiqué la direction des toilettes hommes (alors que j’allais tout droit vers celles des femmes), je dis : « mais comment savez-vous que je suis un homme ? »…. (on a ri) :

Steph si souriante, en charge du stand de merch t-shirt, qui m’accueillit par un « Bonjour » sans accent qui provoqua de ma part un « Français ou anglais ? », qui me répondit « English… », ce à quoi je ne trouvai rien de mieux à répondre que « Nobody’s perfect ! » qui suscita un sourire puis une moue de sa part  (et tandis que dans ma tête je n’avais que l’image d’un capitaine en veste blanche, coiffé d’une casquette et entouré d’un Jack Lemmon ayant retiré sa perruque et de Tony Curtis…, ma femme à mes côtés me traitait de mufle – probablement à juste titre) ;

Et puis cette femme, éminemment sympathique, dont en me rendant aux toilettes avant le rappel le premier soir dans le noir de la salle, j’écrasai probablement la totalité des orteils du pied droit bien malgré moi…. 😦

WHAT A WEEKEND !

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