TOP ALBUMS 2025

« SPOTIFY-LE-TOUT-PUISSANT » me dit que j’ai écouté 186 albums cette année, mais 1/ tous ne sont pas sortis en 2025, et 2/ je n’écoute pas la musique sur Spotify uniquement. Donc on ne connaîtra jamais le nombre exact de nouveautés que j’ai écoutées. Ce que je sais en revanche, c’est qu’établir un top 10 a été particulièrement ardu cette fois-ci tant j’ai écouté d’albums comprenant des titres de qualités, mais peu suffisamment homogènes pour sortir de la masse. En gros, établir le top 10 m’a été aussi difficile que l’aurait été le fait de dresser un top 11-20… pour les raisons inverses ! C’est pourquoi bizarrement, ou pas, outre deux disques assez calmes qui ont bien tourné, ce sont les albums les plus énergiques que j’ai le plus appréciés qui sont remontés au-dessus du panier, et c’est probablement le top le plus « metal » que j’aurai établi en 15 ans. Merci aux artistes, ceux-là et ceux qui n’y sont pas. Ils égayent la vie ! Ils nous sont indispensables. 

 

10 ROBERT PLANT with Suzi DIAN « Saving Grace » (Warner) :

Un album de reprises rock provenant de différentes époques et donc définitivement hors du temps, habité, nerveux, suave, susurré, exalté, enivrant… unique. Un véritable voyage sensoriel. Somptueux !

 

09 Brieg GUERVENO « Un Noz A Vo » (Zrp) :

Brieg Guerveno se met à nu dans cet album qui a failli ne pas voir le jour et livre un envoutant voyage acoustico-atmosphérique, entre pop et rock, toujours éthéré. Une vraie réussite.

 

08 MAMMOTH « The End » (Bmg) :

Avec ce troisième album, Wofgang Van Halen affirme encore plus que sur les deux précédents sa filiation, et y déchaine une ambiance rock endiablée, d’une homogénéité implacable, tout en donnant une modernité entêtante à des influences grunge qu’il ne saurait nier ! Réjouissant !

 

07 SINSAENUM « In Devastation » (Verycords) :

Fred Leclercq, entre Kreator et Loudblast, trace dans cette aventure une voie plus personnelle, sinueuse et sombre,  accompagné de ses amis fidèles. Ce troisième album de Sinsaenum est sans aucun doute le meilleur, malgré les épreuves. Death et Thrash y entrent en collision, toujours de manière inspirée et… surprenante ! A écouter dans le noir avec une lampe frontale !   

 

06 SORTILEGE« Le Poids de l’Ame » (Verycords) :

La chronique est à lire ici !

05 POINT MORT « Le Point de Non Retour » (Almost Famous) :

Ici encore une fois tout est monstrueux à l’instar du chant de Sam qui n’a jamais été si varié ni audacieux, mais en ajoutant une dose progressive à son art, POINT MORT parvient à dominer la bête sans perdre une once de son énergie, tout en trouvant le moyen de s’entrouvrir de nouvelles portes ! Cet album possédé dévaste tout sur son passage ! Si la progression attendue se réalise, le prochain méfait ne se contentera pas de la 5ème place !

04 CORONER « Dissonance Theory » (Century Media) :

On charrie souvent nos amis suisses au motif qu’ils seraient lents, mais là pardon, ça fait quand même 32 ans qu’on attendait le retour de Coroner ! Et la satisfaction est au rendez-vous ! Un vrai album de metal, avec des riffs à qui mieux mieux, des solos cristallins,… le bonheur ! Allez, une petite dose d’humanité, un peu d’âme dans le chant, n’auraient pas été de refus, mais c’est chipoter ! Vivement 2057 pour le prochain !

03 DEFTONES « Private Music » (Warner) :

Toujours critiquée, souvent moquée, il n’en demeure pas moins que la bande à Chino Moreno et Stephen Carpenter répond toujours présente, alternant les ambiances de ses albums. Ce cru se rapproche de l’excellent « Koi No Yokan » (2012) et frôle l’excellence. Une valeur sûre !

02 PSYKUP « The Joke of Tomorrow » (Verycords) :

La blague de demain fonctionne très bien sans attendre la nuit ! Avec l’arrivée de Mathieu Romarin au chant en contrepoint de celui de Julien Cassarino, les toulousains atteignent une nouvelle dimension plus….. MECHANTE ! Sans perdre leur second degré, pour des blagues musicales qui ne prêtent pas vraiment à rire ! Tous les titres sont percutants et ponctués de refrains à reprendre en chœur. Violemment addictifs !

01 HANGMAN’S CHAIR « Saddiction » (Nuclear Blast) :

Malgré les thèmes dépressifs des morceaux, la lourdeur des rythmiques, le vide qui enrobe la musique, ce « Saddiction » est baigné de lumières et de beauté, que ce soit dans la côté « dansant » des premiers titres les plus enlevés, ou les mélodies des derniers qui auraient permis à Hangman’s Chair de briguer une place d’artiste régulier dans un bar de bikers à Twin Peaks… Depuis la sortie de l’album, le groupe ne donne plus signe de vie. Je me dis que c’est parce que c’est là bas qu’ils sont partis. Et comme tant d’autres, j’attends impatiemment leur retour.

(Merci à tous les média qui ont soutenu DOTL, ils se reconnaîtront, ils ont notre reconnaissance éternelle ! m/ )

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