Edmond-Paul RALITO n’est pas un gars très fréquentable. Entre nous, on l’appelle EP car les mèches qu’il allument brûlent vite. Mais à vrai dire, c’est carrément son patronyme qui le définit le mieux. En mode actif, il est révolté par à peu près tout. En mode passif, il est juste aigri. Son vocabulaire n’est pas très étendu, mais « bienveillance » n’en fait pas partie. Nous ne pensons pas qu’il soit méchant, mais en fait on n’en sait rien. De temps à autres, vous découvrirez ici ses coups de gueules. Vous pouvez lui répondre, et même l’insulter. Il s’en fout, il est énervé par nature !
« Tiens, on reparle d’ENFER MAGAZINE ! Sans déconner, le mag a été lancé en 1983. Il y a 41 ans ! Quel âge faut-il avoir aujourd’hui pour l’avoir connu et lu à sa sortie ? Plus de 50 ans sûrement ! Un bon truc de vieux, quoi. Ca intéresse qui en 2024 ? Pierre Mauroy était premier ministre et aurait pu l’acheter à la presse-tabac du coin, ça vous parle ? C’est glamour ça ? Sérieux… Et pourtant, paf ! Coup sur coup, deux publications s’y penchent. Un fanzine one-shot tout d’abord, format A5, intitulé avec justesse RËQUIËM (comme le disque de Mozart), histoire de bien rappeler qu’on y parle d’un mort. Entre une deuxième moitié hors sujet sans intérêt que celui de faire plaisir à ses auteurs (des chroniques récentes, des courriers des lecteurs fictifs…), et une première partie issue notamment d’une conférence universitaire qui bien qu’élaguée se lit, ô surprise, comme un travail universitaire avec ses tics de langage et ses démonstrations génériques, on y trouve quelques interviews d’acteurs historiques du fanzine. Et puis il y a le numéro de janvier 2024 de ROCK HARD (le 249) qui consacre à cette relique, outre sa couverture (!), pas moins de 16 (!) pages intérieures dans lesquelles s’expriment peu ou prou à nouveau les mêmes acteurs historiques du fanzine de 83… et dont sont absents les mêmes absents ! Bref, une narration tronquée car manquant cruellement de contradictoire de l’aventure lancée par des lycéens fans de hard rock au début des années 80, dont on était en droit d’attendre qu’ils fassent remonter à la surface des anecdotes inédites et pimentées d’une aventure humaine et musicale qui dans l’inconscient collectif des quinquas s’apparente à la Genèse. Bah non en fait. Tout le monde a l’air de s’en foutre, et surtout de passer à côté du sujet. Les mêmes interviewés donnant les même réponses, on se trouve plongé dans une longue et uniforme complainte de gens aigris. Et moi les aigris, j’aime pas ça. De qui se moque-t-on ? La nostalgie ne va pas plus loin que l’évocation du nom du mag et l’affichage du logo du titre, le reste n’est que déballage bien trop long de rancœurs, où l’on remue plus de merde que de souvenirs musicaux. ENFER ? Ce sont probablement ses lecteurs qui en auraient le mieux parlé. Peut-être leur donnera-t-on la parole pour les cinquante ans de cette affaire, en 2033 ? Dans un magazine spécial distribué gratuitement dans les EHPAD… »
RALITO (février 2024)

Enfer et Metal Attack , toute ma jeunesse. En Belgique pas toujours facile de les trouver alors j’allais les acheter à Lille . Souvenir souvenir. Pour répondre à la question j’ai 65 ans maintenant et toujours fan de hard et heavy .
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