[MARILLION WEEKEND 2025] Farewell to Port Zélande 12-16 mars

Il est difficile de résumer de la manière la plus concise et complète qui soit un événement qui bien que récurrent reste fondamentalement unique. Le faire à chaud est probablement le meilleur moyen, même si par « chaud » il faut cette fois entendre « sous les effets du covid contracté au cours de celui-ci ». Si c’est le surcoût à payer pour l’avoir vécu, alors il est encore bien raisonnable. Rappelons pour ceux qui n’auraient pas la chance de connaître MARILLION qu’il s’agit d’un groupe de rock progressif né outre-Manche il y a un peu plus de 45 ans, qui a réussi après un démarrage tonitruant à fédérer suite au départ de son chanteur emblématique des débuts, FISH, un public fidèle autour d’un line-up désormais inchangé depuis 1989 et d’une expression artistique souvent éloignée des modes ou attentes du « grand public ». Marillion est donc de ces groupes qui enchantent « ceux qui savent » et les choient. C’est pour eux que le groupe organise tous les deux ans depuis février 2007 en pleine nature et en bordure de la mer du Nord, au CenterParcs de Port Zélande à Ouddorp (Pays-Bas) privatisé pour la cause, un weekend prolongé durant lequel les musiciens piochent dans leur répertoire pour alimenter trois concerts différents. La jauge des lieux plafonne à 3000 âmes, et les places sont chères (dans tous les sens du terme). Au fil des éditions, celle de cette année étant la neuvième, ce lieu est devenu plus qu’un lieu de concerts ou de rencontres, une sorte de Mecque musicale, un endroit que les anglophones (et E.T.) résument parfaitement en le qualifiant de « home ». Un lien affectif profond au-delà de la raison s’est développé autour de ce lieu où les fans du groupe en provenance du monde entier se rassemblent, se retrouvent, tissent des liens, rient, boivent, chantent, pleurent, jouent, vivent et dorment en vase clos. Le weekend Marillion de Port Zélande est un événement magique, fortement émouvant, autour d’un concept magnifique dont seul Patrick McGoohan n’aurait probablement pas saisi la beauté. C’est en tout cas un endroit veritablement hors du temps, où l’actualité et le monde extérieur disparaissent l’espace de quelques jours pour ceux qui ont la chance d’en être. Il est important de préciser que Marillion a rapidement décliné cet événement en copies dégradées les weekend le suivant, jouant autant de soirs les mêmes setlists en Angleterre tout d’abord, puis à Montréal, et enfin depuis une petite dizaine d’années en diverses villes européennes, même s’il ne s’agit alors que de concerts et non pas de rassemblement, chacun se chargeant de son hébergement, de ses repas, et de ses occupations annexes… L’ivresse sans le flacon, en quelque sorte. En 2025, MARILLION se produit ainsi de mars à juin de Port Zélande à Berlin, en passant par Montréal, Paris, Gérone, Padoue, Leicester et Oslo. Autant de weekends complets depuis belle lurette, mais sans commune mesure avec le Real McCoy qu’est celui de Port Zélande, et aujourd’hui encore bien plus que précédemment pour plusieurs raisons.

Au-delà de cet esprit de village, dans les commerces et les rues duquel les haut-parleurs diffusent du soir au matin uniquement la musique du groupe, où les fans se massent cinq jours durant à tel ou tel moment ici pour une soirée déguisée, là un Q&A, des heures de rockaoke, des séances de dédicaces, le footing matinal de Mark Kelly (claviers), ou encore des cours de yoga musical, se prennent en photo lors de rencontres impromptues avec les membres du groupe qui séjournent eux aussi sur place, sympathisent avec leurs voisins de cottage au gré des drapeaux et fanions qu’ils auront attachés en façade, ce weekend à PORT ZELANDE est le maître-étalon. Premier de la série, c’est le weekend dont la tracklist de chaque concert est inconnue à l’avance, c’est le seul weekend spoiler-free ! C’est aussi désormais le seul durant lequel le groupe se produit trois soirs, ce qui implique pour préserver la qualité des prestations et en premier lieu la voix de Steve Hogarth l’instauration d’un jour de relâche, le vendredi, pour lequel l’organisation a eu la bonne idée d’inviter une artiste locale, une certaine Anneke « The Gathering » van Giersbergen. Cette édition 2025 est aussi particulière car elle marque le retour sur scène du groupe un an après ses dernières prestations lors de la Cruise to the Edge 2024, mais surtout celui de son bassiste emblématique, Pete Trewavas, absent quant à lui depuis novembre 2023, de retour de convalescence après une importante opération du cœur. De manière plus anecdotique, cette édition 2025 démarre le surlendemain du concert d’adieu de FISH, ce qui donnera une saveur particulière aux choix musicaux du groupe pour l’occasion. De manière encore plus anecdotique, il marquera la première apparition sur scène de Steve Hogarth avec (enfin!) ses cheveux blancs naturels ! Time I should act my age, ne chantait-il pas en 2016 (« White Paper », F.E.A.R.) ? Mais l’annonce la plus importante qui précède ce weekend à Port Zélande est probablement qu’il s’agira du dernier. En effet, la direction du CenterParcs a pour projet, semble-t’il bien avancé, d’installer un champ de panneaux photovoltaïques dont l’assiette couvrira la partie du parking sur laquelle le groupe érige à chaque édition sa tente. Et l’environnement cerné par la mer ne laisse aucune solution de repli pour l’avenir. C’est pourquoi cette édition 2025 s’appelle Farewell to Zelande.

Tant émotionnellement que musicalement, le rollercoaster était prêt à s’élancer !

Plutôt que de vous raconter de manière exhaustive la totalité du weekend que nous avons vécu, ce qui ne manquerait pas de vous barber, voire de vous choquer (et parfois les deux), permettez-nous après cette digression : le soleil n’a cessé de briller, mais bordel qu’est-ce-qu’il a fait froid !!!, de passer aux pièces de choix : les concerts ! Si le programme des trois concerts de Marillion n’a pas été communiqué, le design des divers objets du merchandising créé pour l’occasion laisse toutefois planer peu de doutes sur ces soirées pour le fan perspicace. En effet, on y trouve trois dessins stylisés évoquant une bille, un halo, et une plume. Lesquels évoquent à leur tour les pochettes de Marbles (2004), Afraid of Sunlight (1995) et Seasons End (1989). Cela signifie-t-il que le groupe offrira à ses fans trois soirées consacrées à un seul album, outre quelques rappels choisis ? Si tel est le cas, peut-on rêver meilleur choix ? Il ne faut pas attendre longtemps car ce jeudi soir, après la prestation de THE BEGGS SISTERS, groupe formé par Nick Beggs (Kajagoogoo, Steven Wilson, The Mute Gods, et remplaçant de luxe de Pete Trewavas au sein de MARILLION lors du Cruise to the Edge 2024) et ses deux filles, MARILLION monte sur scène aux premières notes de « The Invisible Man » (le titre ouvrant…. Marbles) ! Un rideau masque la scène, sur lequel est projeté le visage en gros plan de Steve Hogarth entamant le titre. Mais la vidéo alterne son visage d’il y a trente ans, et celui plus récent marqué par la vie. Soudain, alors qu’il chante I swear I haven’t changed , c’est son visage actuel, les cheveux entièrement blancs, qui vient furtivement s’intercaler et qui provoque une bruyante acclamation du public. Pour ma part, et pendant ce long titre, je suis transporté d’une émotion indéfinissable qui va bien au-delà de la musique, mêlant sens de la vie, passage du temps, nostalgie, puissance de l’œuvre et de tout ce que ce morceau implique et synthétise. La gorge serrée. Surtout ne pas pleurer. Suivent alors « Marbles I » et « Genie » que la tente entière chante. Le show est lancé. Steve H prend alors la parole : On va jouer tout Marbles ce soir, si toutefois quelqu’un ne l’avait pas déjà compris ! Marbles est un double album fabuleux, d’une grande variété, Beatlesien par certains aspects, et ponctué de trois énormes pièces maîtresses. Pour un retour sur scène, le groupe n’a pas choisi la facilité. Parfois un peu courbaturé aux entournures (comme lorsque Steve H se reprend sur « Don’t hurt yourself » qu’il a lancé trop vite à la guitare acoustique), il s’en sort formidablement par le plaisir qu’il procure à l’assistance. Steve H, rendu par son nouveau look plus dandy que jamais, ne parlera pas de ses cheveux. Toute l’attention et l’amour du public sont pour Pete Trewavas, Back from the dead (dixit Steve H), qui joue, chante et s’agite plus que jamais, tandis que la tente résonne de « Pete ! Pete ! Pete ! Pete ! » à chaque temps mort. La tente, le public, sont en feu. On se doutait que la soirée serait chaude après les avoir entendus reprendre « All the Young Dudes » à l’unisson avant le show, puis donner de la voix sur l’évocation de Amsterdam au cours de « The Invisible Man ». 3000 personnes, 50 nationalités, combien d’anglophones pour ce seul chœur tonitruant ? L’ambiance est indescriptible. Et pourtant, après des années de débauches de moyens, MARILLION se la joue presque intimiste ce soir, s’il n’y avait les jeux de lumières toujours impressionnants de Yenz Nyholm. Pas d’écran sur scène, pas de cotillons, pas de ballons, pas de fumée ni de flammes. Pas même une caméra sur grue pour filmer la foule. Le groupe est à nu. Uniquement vêtu de sa musique et des lights. « Ocean Cloud » est un des grands moments du concert. « Angelina » en est un autre, plus éthéré, H partageant le micro avec Willow Beggs. Au bout de deux heures, la soirée s’achève sur un énorme et émouvant « Neverland », clôturant le retour gagnant de MARILLION sur scène. Le public exulte. Comme à son habitude, Steve H annonce que le groupe nous quitte avec cette chanson, et qu’il n’y aura pas de rappel parce qu’il estime qu’on en a eu « assez ». Prouvant ainsi la qualité internationale de l’humour anglais auprès de ce public cosmopolite. Mais si le public était en feu, il en est un autre qui l’était encore plus et qui va continuer à faire des étincelles jusqu’au dimanche : Steve Rothery. Mais pour l’instant, le groupe fait relâche jusqu’à samedi.

Vendredi soir, c’est au tour d’Anneke Van Giersbergen de s’emparer de la tente. L’ambiance est différente, mais surtout c’est le son qui ne suit pas. Sa voix d’habitude si cristalline est noyée dans les instruments, comme si l’ingé son ne sait pas la gérer. C’est dommage car la setlist est plutôt bien conçue, entre morceaux un peu plus metal que la veille, mais aussi intimistes, voire nostalgiques quand elle reprend du The Gathering. Entourée de six musiciens, dont son mari à la batterie et une violoniste, Anneke danse autant qu’elle survole de sa voix magique une setlist qu’elle s’apprête à emmener sur les routes pour une tournée des clubs d’ici 48 h. Tant visuellement que musicalement, l’affaire est bien calée. Nous avons le plaisir d’entendre quatre titres de son excellent dernier album, The Darkest Skies are the Brightest qui remonte déjà à 2021, mais aussi les quatre titres de son nouvel EP, La Vie, sorti il y a quinze jours, et dont elle annonce avant « More than a Thousand words » qu’il s’agit de sa première live. On ne va pas se mentir, à l’applaudimètre ce sont les morceaux de THE GATHERING qui reçoivent le meilleur accueil, et notamment une bien nerveuse version de « Strange Machines » (extrait de Mandylion, un album qui fêtera bientôt ses 30 ans) qui s’achève dans un échevelé solo de saxophone avant les rappels. Ce concert très agréable, malgré la gestion du son, permet également à Anneke d’offrir deux reprises au public dans des registres plaisants pour les amateurs de prog rock : « Follow You Follow Me » (Genesis) qu’elle interprète seule avec sa guitare, et « Running Up That Hill » (Kate Bush), tous les deux repris en chœur par une tente qui ne s’est pas vidée au cours du set ! Bravo !

Samedi soir, la tente parfaitement chauffée par HAUNT THE WOODS s’apprête à accueillir ses héros pour la seconde fois. Joueront-ils Afraid ot Sunlight en intégralité comme on s’y attend ? Les tous premiers sons de l’intro de « Gazpacho » ne laissent pas planer le doute longtemps ! Après un toujours dynamique « Cannibal Surf Babe », Steve H déclare « Ce soir c’est…. » et se retourne laissant apparaître dans le dos de sa veste le visuel de Afraid of Sunlight, déclenchant une ovation générale de la tente qui avait bien sûr déjà tout compris ! AoS est un album court, mais comporte des titres emblématiques tels « Beautiful », « King », le dramatique « Out of this World » et évidemment le morceau éponyme dont l’interprétation ce soir est absolument envoutante. Au moment de clôturer l’album, Ian Mosley tarde à lancer « King » et Steve H semble perdu sur scène alors que rien ne se passe et interroge benoitement ses camarades : « Am I supposed to do something ? ». Il finit par demander à Mosley s’il est prêt, ce à quoi celui-ci, caché derrière sa batterie, lui répond : « I’ve been fucking ready for ages ! » dans l’hilarité générale. La version de « King » qui suit est puissante. La soirée album # 2 est un vrai succès. Le groupe s’absente alors très brièvement avant de revenir cette fois-ci pour des rappels aux allures de greatest hits. Avec tout d’abord « The New Kings » (F.E.A.R. 2016), puis un « Waiting to Happen » (Holidays in Eden 1991) que le groupe arrête brutalement après le premier couplet car une mauvaise guitare a été donnée à Rothery, tandis que H déclare que ce n’était pas grave car le public n’avait rien remarqué (alors que dans le même temps il s’était trompé dans les paroles, ce qui se remarque tout de suite quand 3000 personnes les chantent aussi !). Le morceau est rejoué, sans fausse note, après un petit interlude improvisé aux allures de samba ! MARILLION enchaîne alors avec…. « Sugar Mice » (Clutching at Straws 1987) quasiment uniquement chanté à gorges déployées par un public survolté. Courte pose et second rappel, avec un enchaînement issu de Brave (1994) : « Wave », « Mad » et une somptueuse version de « The Great Escape ». Le public en feu (au moins autant que Steve Rothery encore une fois) est en transe et peut-être se projette déjà dans la soirée de demain qui cela ne fait plus de doute, sera consacrée à Seasons End. C’est alors que, tandis que des ballons envahissent la salle, MARILLION entame « Hooks in You » issu de…. Seasons End. Et toutes les certitudes du weekend volent en éclat. Mais qu’importe ! Les lumières se sont rallumées. Le groupe a pris congé. La sono diffuse les Beatles. Le public chante à tue-tête tout ce qu’il entend. The nerverending fiesta ! La nuit se poursuit au Rockaoke jusqu’à deux heures du matin, et partout dans les cottages ensuite…

Dimanche matin. Le programme de la journée est plus light. Ce sont Rich Armstrong et Dave Foster qui accueillent le public ce soir. A 20:30 pétantes, comme la veille et jeudi, MARILLION entre en scène. Mais pour jouer quoi ? Le reste de Seasons End ? Ou alors, cette plume stylisée sur le merch, pourrait-il être celle que tient le Jester sur la pochette du premier album du groupe, Script For A Jester’s Tear (1983) ? Les supputations vont bon train, électriques. Comme pour désarçonner celles-ci, le morceau joué d’emblée est le premier de Seasons End, « The King of Sunset Town », déjà repris (hurlé?) en chœur par le public. Steve H annonce alors la couleur : « On a peut-être joué « Hooks in You » hier, mais on va terminer Seasons End aujourd’hui… avec entre deux quelques uns de nos succès internationaux ». C’est à ce moment que deux explosions projettent des rubans dorés dans la tente et que sous un éblouissant déluge de lumières le public s’emflamme aux premières notes toutes aussi explosives de « Slainte Mhath» (Clutching at Straws 1987), avant que le groupe n’enchaine sur « Script for a Jester’s Tear ». Dire que le public est ravi est un euphémisme. Il convulse ! Long retour sur Seasons End, de « The Uninvited Guest » au titre éponyme, en passant par « Berlin » avec Ben Castle en super guest star au saxophone, et un « Easter » également repris en choeur…. De toute façon le public n’est pas sectaire, n’est pas clanifié entre fans de Fish ou fans de H, il chante tout avec la même force et le même plaisir. Puis vient le tour de revisiter longuement Misplaced Childhood (1985) avec « Kayleigh » que Hogarth dédie à Fish, le remerciant pour ses « lovely words », « Lavender », un peu de « Bitter Suite » et un soupçon de « Heart of Lothian », avant que « The Space » ne viennent clôturer cette première partie de concert pendant laquelle heureusement aucun décès n’a été déploré parmi les fans de la première heure. Pour le rappel, on découvre le groupe accompagné d’un chœur mixte italien de huit chanteurs, Flowing Chords, qui avait déjà accompagné H sur ses concerts solo en Italie, et qui vient donner de la profondeur et de la puissance, comme s’il en était besoin, à « The Crow and the Nightingale » et « Care (IV) » (An Hour Before it’s Dark. 2022), « Go » (Marillion.com 1999) et « Man of a Thousand Faces » (This Strange Engine 1997). De toute façon le public n’est toujours pas redescendu de la stratosphère où le groupe l’a envoyé avant les rappels. On l’entend chanter dans les étoiles. Les deux Steve et Pete viennent s’asseoir au bord de la scène, pour une espèce de chant de marin improvisé qui se transforme en « Faith » (Somewhere Else 2007) et en « Made Again » (Brave), alors que la scène est envahie par des membres du public agitant les drapeaux de leurs pays. L’étendard non pas comme signe de nationalisme, mais au contraire d’unité dans la diversité. Un beau et fort moment. La soirée se termine par le bien nommé « The Leavers V. One Tonight » (F.E.A.R.). 2h30 de concert et de communion pour ce dimanche. Avec encore ce soir un Steve Rothery discret, amaigri, mais EN FEU. Etait-ce son jeu ? Son son ? Tout au long du weekend, il a sonné plus rock que jamais, et ses solos ont illuminé ces trois soirées. Foudroyant ! La soirée se poursuivra pour certains à nouveau au Rockaoke jusqu’à deux heures du mat’. Pour d’autres la fête s’est bruyamment éternisée dans les cottages (comme nos voisins sur l’arrière du nôtre). Tandis que pour d’autres qui allaient prendre déjà la route du retour dans la nuit, elle se finira en cognant au mur du cottage voisin pour les faire taire (comme nos voisins de droite sur le mur de nos voisins de l’arrière).

Et tout comme cette parenthèse hors du temps avait débuté à 18 h le mercredi précédent, elle s’acheva au réveil. Plus haut nous évoquions Patrick McGoohan. Vous vous souvenez comment dans le générique de The Prisoner il se réveillait chez lui, mais « ailleurs » ? Nous avons vécu la même expérience à l’envers le lundi matin. Dans le CenterParcs, toutes les signalétiques liées à MARILLION avaient disparu dans la nuit, la tente était déjà partiellement démontée, plus aucun drapeau ne flottait aux fenêtres des cottages, et les gens qui s’étaient salués et souris cinq jours durant se klaxonnaient désormais dans les ruelles du parc encombrées de SUV…

Comme si par nature le bonheur ne pouvait être qu’une parenthèse, ou un rêve…

« Amusons-nous, ce n’est pas comme si la troisième guerre mondiale était imminente. On a encore six mois devant nous... » déclarait Steve H à son public le premier soir. Carpe Diem. Have fun.

PS : Pour finir sur une note d’espoir, nous remercions chaleureusement Lucy Jordache, manager du groupe (et toute son équipe), pour cette organisation sans faille, leur sympathie, leur accueil, leur réactivité, leur disponibilité, et avoir laissé entrevoir un nouveau weekend à l’avenir à PORT ZELANDE (dont le projet photovoltaïques aurait pris du retard….).

My sincere thanks to all the wonderful photographers who allowed me to use their photos : Colin Nias, Leighton Pritchard, Mark Hicks, Marten Alstig and Tarun Shome ! Bless you all !

2 réflexions sur “[MARILLION WEEKEND 2025] Farewell to Port Zélande 12-16 mars

Répondre à J.C. Malefason Annuler la réponse.