Qui n’a pas dans ses souvenirs d’enfance de goûters chez mamie Judith, son énergie, sa gentillesse, sa bienveillance, son amour,… et sa fameuse tarte aux pommes à nulle autre pareille ? Ces moments délicats et inoubliables, intemporels, devenus synonymes d’éternité. Au départ une bulle à l’écart des parents, de l’école, des turpitudes du quotidien… une espèce de refuge désuet face à ce qu’on ressentait (déjà) comme les contraintes de la vie et l’obligation de grandir. Il faut dire que sa tarte aux pommes, c’est quelque chose. Unique ! Rien à voir avec celles que l’on mangeait parfois aux goûters d’anniversaire des copains de l’école, bien que les ingrédients soient exactement les mêmes. En fait, on aime autant mamie que sa tarte, et les deux nous accompagnent toujours aujourd’hui, bien des années, voire des décennies plus tard. La tarte de mamie a le goût indescriptible de l’enfance. Aujourd’hui pourtant, désormais octogènaire et un peu fatiguée, mamie met un point d’honneur à vouloir nous faire plaisir en nous servant sa celèbre tarte les fois, de plus en plus rares, où nous partageons un moment en famille, comme on perpétue une tradition, avec époux et épouses, enfants, et petits enfants,… et où on se sent bien seul à vanter les mérites de cette tarte unique qui pour les « autres » apparaît souvent (et « objectivement », on le sait au fond de soi) trop cuite ou manquant de sucre… Par charité, ils ne disent mot. Depuis plusieurs années, mamie demande régulièrement à sa voisine de venir mettre la main à la pâte et l’aider à confectionner sa tarte. Mais malgré la gentillesse et les talents culinaires d’Odette, la tarte de Judith et Odette ne peut prétendre rivaliser avec celle de mamie, de notre enfance. C’est impossible. Et puis la tarte de mamie faite par ou avec d’autres, ça n’a aucun sens. On fait cependant avec, on compose, on accepte…. de toute façon, dorénavant, c’est ça ou rien. Un jour, mamie nous quittera. Des tartes aux pommes, on en mangera toujours. Mais plus jamais des comme la sienne. Alors même fades ou trop cuites, on en profitera tant qu’on peut, en feignant d’ignorer la fuite aussi injuste qu’inexorable du temps.
« Mamie et sa tarte »
(Allégorie sur le hard-rock, ses groupes fondateurs et la résilience de ses fans en 2024)

J’ai eu une Discussion en octobre dernier avec une jeune homme (batteur dans un groupe de Hard-Rock/Metal Anglais) où nous sommes venus à parler de nos références et nos écoutes. Mon Anglais étant à la limite du zéro, la chanteuse qui elle est Française, a traduit notre dialogue générationnel.
je leur parle de mes références légendaires Maiden, Saxon, Judas Priest…
Il me répond qu’ils n’aiment pas Iron Maiden et consorts… leur références sont Alter Bridge, Gojira… (que j’écoute également). Limite il s’excuse, mais non… Mais non…
Donc oui ma tarte aux pommes que je chérie encore aujourd’hui n’a pas le même goût pour tout le monde, même si j’apprécie de goûter avec délectation toutes autres nouvelles pâtisseries dès que l’odeur s’en fait sentir. Les nouvelles générations, pour la plus part, ne viendront sans doute pas découvrir cette bonne vieille tarte aux pommes que je dévore de temps en temps encore aujourd’hui.
si nous continuons la métaphore, tant qu’il y aura des personnes pour se manger un Paris-Brest 😉pour déguster quelques friandises d’époque, la tarte aux pommes aura encore quelques années devant elle… Ou pas.🤪😁👍🏻
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Mais oui j’oubliais que si en plus ma tarte aux pommes fait appelle à sa bonne vieille copine tarte aux poires pour suppléer aux difficultés de cuisson engendrées par une vieilles pâtes qui fissure car trop avancée en âge ou autres. Bon le principal c’est que je me comprenne.😁😉
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C’est pas du gâteau, Karl !
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