[HELLFEST 2024] 1: RETOUR EN ENFER

Alors que l’on croyait le rendez-vous annuel clissonnais des amateurs de musiques extrêmes (comme on disait encore récemment) fermement adossé au solstice d’été, le Hellfest sous-titré Infernopolis pour son édition 2024 se tenait cette année du 27 au 30 juin, soit en même temps que le grand oral du bac, et ce uniquement pour y permettre la présence d’une de ses principales têtes d’affiche. Après une édition 2023 qui avait notamment vu le déplacement de la scène « Valley » en plein air face à la « Warzone », la création d’un temple dédié au merchandising officiel du festival, ou encore l’ouverture d’un bar à cocktails, le programme officiel de cette année annonçait une poursuite plus subtile de l’aménagement du site. Une subtilité qui se concrétisera en partie par la disparition des rencontres-signatures avec les groupes, et du célèbre feu d’artifice (pourtant attendu y compris par les festivaliers quittant le festival à pied au milieu des vignes le dimanche soir). Pour le reste, le Hellfest s’appuie à raison sur une organisation rodée permettant l’accueil de plus de 60 000 festivaliers par jour, et les prestations de plus de 180 groupes sur six scènes distinctes. Pourquoi changer ce qui fonctionne sans accroc ? On peut légitiment penser que la grande majorité des festivaliers, qu’ils soient métalleux endurcis ou curieux en mal de découvertes festives, n’est touchée qu’à la marge par les éléments de communication du Festival, qu’ils concernent le pourcentage de groupes y jouant pour la première fois (56 %), ou le nombre de groupes comptant au moins une femme dans leur line-up (32). Car aussi louables que soient ces arguments, le festivalier n’attend fondamentalement qu’une chose : en prendre plein les oreilles !

Comme il était acquis depuis la révélation de son affiche que le Hellfest 2024 avait tout pour enchanter les heureux titulaires non sectaires du pass tant convoité, la seule incertitude, avant d’investir le site comme on enfile désormais une paire de confortables charentaises, tenait à la météo changeante et peu estivale qui nous était promise. A quelques jours du démarrage des festivités, l’investissement dans un pancho s’avérait indispensable… Un crève-cœur quand on sait le bonheur pour le festivalier d’arborer les plus beaux t-shirts de ses groupes fétiches !

Heureusement, le jour de l’ouverture, le soleil et même la chaleur sont de la partie. En 2024, le festivalier revient au Hellfest les yeux fermés. Parking, navettes gratuites rapides ou cheminement dans les vignes via la passerelle « Clisson Rock City » où des festivaliers trainent autant leur misère que d’improbables et lourdes cargaisons sur des diables aux roues ridiculement petites totalement inadaptées aux chemins caillouteux empruntés, queue pour la pose des bracelets, accès au Hellcity Square, puis au site… Tout serait presque banal si le lieu et les rencontres/retrouvailles n’en faisaient un événement hors du commun. A musiques extrèmes, environnement extrême ! De quoi évacuer d’un rapide revers de la main les critiques de « Disneyland Metal » aussi infondées que révélatrices d’une incompréhension totale de l’événement (le report du weekend nous permettra d’y revenir, soyez patients). Et ce ne sont pas les offres d’emplois placardées sur la chantier du futur restaurant géant à l’entrée du site qui assombriront un avenir probablement digressif mais encore en cours d’écriture.

Running order personnalisé à la main, application smartphone activée, il n’y a plus qu’à ! On vous raconte tout !

[A SUIVRE]

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