TOP 5 : IRON MAIDEN

IRON MAIDEN… Existe-t-il groupe plus iconique ? Le groupe de Steve Harris (basse) a eu tout bon dès le départ : fer de lance de la New Wave of British Heavy Metal, patronyme associé à la torture, logo aussi sobre qu’efficace, imagerie horrifique, et mascotte qui toise méchamment les fans du regard ! Le renouveau du metal était entre de bonnes mains ! Et on ne peut objectivement nier que leur carrière discographique qui dure depuis maintenant 46 ans n’a pas connu d’erreur de parcours. Bien sûr, il y eut des moments un peu moins clinquants, avec des albums considérés comme « moins bons », mais de « mauvais » albums… non, ne cherchez pas ! Tous contiennent leur lot de classiques. Alors que du groupe d’origine qui jouait sur Iron Maiden il ne reste qu’Harris et Murray (guitare), 70 ans chacun en 2026, il nous est apparu nécessaire de revenir sur une carrière forte de 17 albums studio… disséminés au fil des décennies en forme de compte à rebours prophétique ? Jugez plutôt : 7 dans années 80 (de Iron Maiden à Seventh Son of a Seventh Son), puis 4 dans les années 90 (de No Prayer for the dying à Virtual XI), 3 dans les années 2000 (de Brace New World à A Matter of Life and Death), 2 dans les années 2010 (The Final Frontier et The Boook of Soul), et pour l’instant un seul pour les années 2020 (Senjutsu). IRON MAIDEN a traversé les années et chacun de ses albums amené de nouveaux fans. Avec autant de portes d’entrées, chacun dressera son propre top. Au-delà de la nostalgie, de la subjectivité, et même de la mauvaise foi, nous nous sommes prêtés à cet exercice a priori impossible et dont nous devons reconnaitre que le résultat nous a surpris ! Up the Irons !

Si on m’avait dit lorsque j’ai acheté cet album à sa sortie qu’il finirait un jour dans le top de mes albums préférés de la Vierge de Fer, je ne l’aurais pas cru. Pas un instant. J’aurais en outre certainement questionné ce que vous aviez dans vos oreilles pour me tenir de tels propos ! Il faut dire que j’avais été échaudé par le précédent, avec ses morceaux beaucoup trop longs et Dickinson qui y criait plus qu’il ne chantait. Depuis le retour de Bruce au chant avec Brave New World, et même depuis Virtual XI pour être honnête, Steve Harris s’est mis à composer des morceaux que beaucoup ont qualifiés de « progressifs », alors qu’ils s’ouvrent simplement la plupart du temps sur d’interminables intros (répétitives), que les riffs sont répétés plus que de raison, qu’ils s’éternisent en se perdant en digressions incongrues et n’ont de fait rien en commun avec un quelconque rock progressif. Et bien la sagesse venant avec l’âge, je me dois de reconnaître que ce n’est pas du tout le cas ici, quand bien même l’album débute sur une interminable intro étrange et qu’il est l’un des plus longs de la discographie du groupe. Mais cet album bénéficie d’une limpidité (et d’une simplicité) retrouvée, de sons de guitare hard-rock rappelant les années pré-split dickinsonnien, et que les solos sont empreints d’une originalité que l’on ne connaissait pas chez Maiden, avec des effluves blues, jazz ou… prog, tiens ! Bien sûr, on ne se refait pas et Harris place encore quelques intro sorties du moule ‘Blood Brother » dans lequel il s’est empêtré, mais il n’en demeure pas moins que l’on ne s’ennuie jamais et qu’on s’abandonne avec bonheur dans les mélodies de morceaux catchy comme « Mother of Mercy », « Coming Home », le fabuleux « Isle of Avalon », l’énergie de « The Alchemist » qu’il fut un temps aurait ouvert l’album, ou encore le coté épique parfaitement maitrisé de « The Talisman », « The Man who Would be King » et même « When the Wild Wind Blows » malgré son intro trop prévisible (Steve, bon sang !) . Il n’y a en fait pas grand chose à jeter sur cet album d’un niveau que n’atteindront pas les deux suivants. Depuis que je l’ai redécouvert, je l’écoute toujours avec le même plaisir. A lui seul, il représente à merveille les meilleurs intentions des dernières productions de Maiden. Et c’est sans aucun doute le meilleur album sorti depuis…… celui qui figure en 4ème position dans ce top ! Ahah !

Powerslave (1984)

« Il » avait effrayé les passants. « Il » les avait agressés à la hache. « Il » manipulait le Diable lui-même ! Mais « Il » avait fini trépané, enfermé en chambre aux murs capitonnés sur Piece of Mind ! Aussi, en 1984, le jeune metalhead attend autant le cinquième album de Maiden que de connaître comment « Eddie » allait s’en sortir ! La réponse lumineuse, gorgée de soleil et d’électricité, se trouve sur la pochette de ce dantesque Powerslave, où on le découvre statufié, momifié, déifié ! Avouez-le, combien de fois avez-vous regardé successivement le recto puis le verso de cette pochette ? Encore ! Encore ! Encore ! Finies les ruelles sombres, les dimensions infernales et les pièces recluses, Eddie règne sur le monde, et le logo du groupe se pare d’or ! Powerslave est l’album qui propulse littéralement Iron Maiden au firmament et générera d’ailleurs l’enregistrement d’un live historique (Live after Death). La classe pharaonique d’un album qui malgré un ventre mou (quel Khâ d’école !) impose quatre classiques majestueux qui le rendent indispensable : une intro imparable (« Aces High »), un tube invitant au headbanging groovy (« Two Minutes to Midnight »), de l’exotisme sombre aux effluves moyen-orientales (« Powerslave »), et enfin la pièce maîtresse tressée sur un poème de Samuel Taylor Coleridge, le fameux « Rime of the Ancient Mariner » et ses plus de treize minutes de mésaventures maritime(s) ! Notons que deux mois après sa sortie, Metallica emboitera le pas égyptien (walk like….) de Maiden en proposant à son tour dans un autre style son voyage dans le désert (« Creeping Death »). Avec Powerslave, Maiden terminait-il de délimiter son champ d’expression ? Nous n’hésitons pas à le penser.

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Une réflexion sur “TOP 5 : IRON MAIDEN”

  1. groupe inégalable ! Que j’ai vraiment découvert en 1981 (mea culpa j’avais pas ciblé le 1er ! Ok je chanterai 10 fois running free) après qu’un pote m’ait passé les 2 premiers albums pour que – attention la génération Spotify ne va pas comprendre – je les enregistre sur une K7 de 90mn (un LP sur chaque face donc) en son Dolby « of course » 👨🏼‍🦳👨🏼‍🦳La K7 s’est ensuite usée à force de l’écouter…

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